Qui sommes nous?

logomalfrap2_ptLes MALFRAP (Militantes Actives et Libres pour un Féminisme Révolutionnaire Anti-Patriarcat), la Commission Femmes  non  mixte  et  autonome de l’USE (Union Syndicale Étudiante) lutte contre le sexisme et particulièrement dans l’enseignement supérieur véhiculant également des stéréotypes de genre.

Que ce soit l’orientation sexuée et la disproportion des étudiantes et des étudiants dans certaines filières, la publication régulière d’affiches sexistes pour la promotion d’activités émanant des cercles qui perpétuent l’objectivation des femmes (dominées, dévêtues, démantelés…), le harcèlement sexuel plus fréquemment masculin et hétérosexuel facilité par les rapports de pouvoir entre professeurs et élèves, les inégalités de carrière et la marginalisation progressive des filles dans l’ascension professionnelle académique (quand elles réussissent de manière équivalente à leurs homologues masculins et qu’elles représentent plus de 50% de la population étudiante en BA1), ces constats sont des manifestations concrètes du patriarcat.

Pour ces raisons, nous nous réunissons régulièrement afin de combattre toutes les formes de violences sexistes, racistes, homophobes/lesbophobes/transphobes dont sont victimes les femmes dans la société. Nous proposons un espace sur le campus pour discuter et suggérer ensemble des solutions comme par exemple des campagnes de sensibilisation, la publication d’articles, la création d’outils, le partage d’une actualité féministe, l’alternance de groupes mixtes et non mixtes, etc.

Nos revendications:

L’Union syndicale étudiante revendique une société et un enseignement égalitaire entre les hommes et les femmes, soit :

  • Un enseignement supérieur où puisse être dénoncé sans ménagement la culture du viol, en son sein et en dehors, par la lutte contre : le publisexisme, le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur et la recherche et le harcèlement dans l’espace public.

  • Le rejet de l’islamophobie et des discriminations à la croisée du racisme et du sexisme à l’égard des femmes portant le voile.

  • Le droit à l’avortement et l’accès à la contraception libres et gratuits.

  • L’existence de plannings familiaux dans toute institution scolaire, le droit à bénéficier d’une information accessible et visible pour vivre des relations sexuelles librement, en toute sécurité et sans jugement (dépistage MST, test de grossesse, moyens contraceptifs, consultation gynécologique, etc) et la gratuité de ces services.

  • L’égalité salariale : à travail égal, salaire égal !

Notre manifeste:

L’USE militent contre toutes les formes d’inégalités sociales. Parmi celles-ci, la plus ancienne est incontestablement l’oppression des femmes.

La société capitaliste, contre laquelle nous résistons, a profondément intégré  l’oppression des femmes via le patriarcat. Elles occupent bien trop souvent des  rôles secondaires, tant politiquement, socialement ou économiquement. Nous  devons questionner les structures symboliques de la domination, les  représentations stéréotypées et discriminatoires du monde qui influencent  inconsciemment les comportements de chacun.e.

Nous nous devons de lutter activement contre la nuée de formes d’oppressions dont les femmes sont victimes: discrimination, soumission, violences (harcèlement  de rue, sur les lieux de travail, violences conjugales d’ordre psychologique,  physique, économique et sexuel…), exploitation, marchandisation du corps  féminin.

La commission femmes de l’USE se réunit régulièrement dans le but de créer un  espace afin que les femmes à l’Université, et en dehors, puissent partager,  construire des solidarités, mettre en place des  stratégies et trouver ensemble des solutions à toutes ces problématiques. Les  hommes ne font pas la même expérience concrète du sexisme qui touche parfois à  l’intime. Par conséquent, des lieux de non-mixité permettent une parole plus  libérée des femmes.

Les femmes constituent 53% de la population mondiale. En comptant aussi bien le  travail domestique que le travail rémunéré, elles effectuent la majorité des heures  du travail réalisées au niveau mondial. Quand il est rémunéré, le travail féminin est  très largement sous-évalué par rapport à celui des hommes. Nous revendiquons  une égalité complète au travail comme dans la formation professionnelle ainsi que  l’évanouissement de la responsabilité exclusive des femmes pour le travail domestique.

Nous défendons également le droit absolu des femmes au contrôle de leur corps et  donc au libre accès aux moyens contraceptifs, à l’avortement libre, à la liberté  sexuelle, à la possibilité de vivre sans subir d’abus sexistes ni violences sexuelles,  au droit à un soutien médical et matériel adéquat à la naissance et à l’éducation  des enfants.

Notre vie quotidienne de militant.e.s nous permet de constater la sous- représentation des femmes et l’hyper-masculinisation régnant dans les  organisations politiques. Nous devons combattre cette énième forme d’inégalité en  donnant plus d’espace aux femmes dans les cercles politiques et partout ailleurs.

Le combat contre l’oppression des femmes est une étape fondamentale de la lutte  pour l’émancipation sociale dans son ensemble. Son abolition est nécessaire à  toute lutte victorieuse pour une société égalitaire.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s